Le Coq a testé la vespasienne place Joffre



Le Coq a testé la vespasienne place Joffre
La vespasienne « trône » si vous me permettez l’expression, sur la place Joffre, depuis déjà plus de 50 ans et elle a rendu de grands services à la population locale comme aux gens de passage.

Le Coq a trouvé en la personne de Jean Yves, un être reconnaissant, pour rendre un hommage vibrant à cet endroit souvent méconnu.

Armé d’une « envie » de bien « faire », Jean Yves a passé au crible toutes les caractéristiques techniques de la machine. Notre correspondant lève pour vous cher lecteur (après avoir "baissé son pantalon") le rideau, sur les fonctionnalités de ce lieu d’aisance.


Un peu d'histoire

Le Coq a testé la vespasienne place Joffre
C’est l’empereur romain Vespasien qui fit disséminer dans Rome de grandes urnes d’argile dont le public pouvait faire usage . Il créa une taxe sur les urines, appelée Chrysargyre, (et non pas Richard Gere) payable tous les quatre ans par tous les chefs de famille, au prorata des personnes vivants sous leur toit, et même des animaux (chiens, ânes, bêtes de trait, etc.…) qui pourtant n’utilisaient pas les dites urnes !.
Comme toutes les grandes cités, Paris eut à résoudre le problème de Vespasien.
" De par le Roi, il était interdit de satisfaire aux besoins naturels ", écrit Thévenot de Morande, qui signale l’initiative de M. de Sartines, lequel vers 1770 "fit disposer des barils d’aisance à tous les coins de rue".
Le comte Claude Philibert de Rambuteau sut magistralement résoudre le problème. Nommé par Louis Philippe préfet de la Seine en 1833, il décide de faire bâtir les première Vespasiennes, Dés 1841 elles fleurissent un peu partout sur les trottoirs de la capital, le public les dénommera bientôt " colonnes Rambuteau ".
Deux ans plus tard, selon un relevé administratif du 25 Avril 1843, il y en existe quatre cent soixante dix huit !!

Quand Vespasienne devient Sanisette...

Le Coq a testé la vespasienne place Joffre
C’est au cours de sa délibération du 16 mars 1961 que le conseil municipal de Paris décide la disparition progressive des Vespasiennes avec, en contrepartie la création de lavatories souterrains.

le mot Français de Vespasienne avait été créé aussitôt après la décision de Rambuteau : on le trouve pour la première fois en 1834 … dans le "Journal des Femmes".

Il va disparaître au profit d’un autre: La Sanisette.
La Sanisette marque déposée est apparue à Paris au tout début des années 1980, elle abrite des toilettes publiques dont l’accès est payant et le nettoyage automatisé.

La vespasienne de Joffre... Propre et rassurante...

Le Coq a testé la vespasienne place Joffre
Mais revenons à notre lieu d’aisance st genois... Son implantation proche de la vie commerciale de notre village est tout à fait pertinente... Si son design semblait contestable au départ, il a su s’intégrer progressivement dans le paysage de notre lieu de vie. Question pratique, tout est parfait : sa facilité d’utilisation est déconcertante, son environnement est sécurisant pour la gente féminine; enfin, l’absence de coût d’utilisation la rend également très attractive même si la notion d’urgence n’a quelque fois pas de prix !
Grâce à son système de nettoyage automatisé, le Coq a trouvé l’endroit correct au niveau propreté. Le temps d’attente pour l’utiliser est satisfaisant dans l’ensemble... Evitez cependant les mercredi et vendredi (jours de marché)...
Dans ce "pack toilette rapide" tout est proposé... Même le papier... Un petit bémol pour la qualité de ce dernier quelque peu rêche, mais rien ne vous empêche de vous munir de votre support personnel.

Mise à part le papier, aucun autre accessoire n'est proposé... Munissez-vous donc de vos propres revues (tous les titres sont acceptés) et évitez quand même de les abandonner à côté de la cuvette. Bien que ces derniers puissent servirent en cas de rupture de papier pour le prochain utilisateur, il n’en reste pas moins vrai qu’ils ne contribuent pas à l’état de propreté que nous sommes en droit d’attendre dans un tel lieu.

Chiffres à l'appui (cf Courly), la fréquentation reste stable depuis déjà quelques années avec un pic les jours de marché. Les jours les plus calmes sont essentiellement les dimanches et jours fériés.

Comment ça marche ?

Le Coq a testé la vespasienne place Joffre
Coté technique la chasse d’eau automatique remplie pleinement ses fonctions, avec peut-être un petit réglage à effectuer... Les pattes du Coq ont été, en effet, quelque peu mouillées... Fort heureusement, Jean Yves ayant senti le coup , il se trouvait à l’extérieur pour prendre la photo (malin...).

L’odeur du déodorant employé reste très industriel... Même s'il est « chimiquement pur », il est efficace et peut être aussi rassurant dans certains cas...
Le niveau sonore pendant l’utilisation est satisfaisant... Il n’autorise toutefois pas une méditation transandentale. Côté extérieur, le niveau sonore de "l'activité intérieure" est largement couvert par la circulation automobile... Pas de craintes à avoir sur d'éventuelles relâchements coupables...

Les horaires de fonctionnement très étalés, confèrent une sécurité accrue devant le besoin qualifié d’urgent... Les enfants de moins de 10 ans doivent être accompagnés par un adulte, qui peut s'il le désire assouvir son propre besoin après son enfant.
La vespasienne la plus proche, en cas d’utilisation prolongée ou très prolongée par le client qui vous précède, se trouve rue de l’Egalité... Il s’agit d’un ancien modèle et le Coq ne pouvant vous garantir un état irréprochable, c’est ensuite un choix qui doit être bien réfléchi...
Il existe néanmoins des moyens dit de substitution que le Coq se doit de vous déconseiller : derrière l’église, sur un des nombreux parkings du village ou dans une allée...

Dernière chose, voici quelques aspects positifs et négatifs de notre vespasienne.
Le moins : absence de climatisation été comme hiver
Le plus : une « présence » 24h sur 24 et 365 jours par an.


En conclusion, au regard de notre essai Le Coq et Jean Yves peuvent vous assurer que l’utilité de la vespasienne « Joffre » n’est plus à démontrée, et bien que cet endroit réponde avant tout à des besoins immédiats, il ne peut pas non plus être considéré comme « curiosité » locale, mais Le Coq est maintenant sur , qu’après la lecture de cet essai, vous ne regarderez plus « notre » vespasienne de la même manière, lorsque vous passerez à coté d’elle ou bien même quand vous l’utiliserez.







Dimanche 6 Mars 2005
jean yves morelle


1.Posté par rené le 02/04/2005 13:02
vous attend pour un verre de blanc

2.Posté par la cave des gones le 17/09/2005 09:31
apres un bon cote du rhone en promo chez nous en ce moment cela est efficace et indipensable
bravo pour votre reportage bientot comparatif avec la concurrence?

3.Posté par bonnet Noël le 18/06/2007 16:20
le texte amusant m'a fait penser aux "carnets du Major Thompson" de Pierre Daninos (extrait) qui dit ceci:

"il faut déployer des ruses de Sioux pour échapper à la vindicte aveugle d'un maelström qui, au titre de chasse d'eau,vous chasse par les pieds vers une porte conçue de telle sorte qu'au lieu d'ouvrir sur la lumière sèche elle vous pousse vers les ténèbres trempées."




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